Alexandre Michel et Elsa Caselli

Les lendemains qui chantent

Saint-Andéol-de-Berg, Ardèche

« Du vin 100% raisins, issu de coups de mains de chouettes gens. »


Un micro-domaine à dimension paysanne

Originaire du Var, Alexandre Michel a travaillé pendant plus de 10 ans dans le monde agricole, jonglant entre maraîchage, apiculture et viticulture.

C’est en Corse qu’il attrape le virus des vins vivants lors d’une vendange chez Antoine Arena. Il passe alors quatre années comme maitre de chai au Domaine de Sulauze en Coteaux-d’Aix-en-Provence, avant de s’installer avec sa femme Elsa et leurs enfants dans le sud de l’Ardèche. On est à la fin de l’année 2017. Son ambition: créer un micro-domaine à dimension paysanne et avec des moyens humains.

Sans aucun prêt, c’est grâce à un gros sens de la débrouille, aux copains et à un financement participatif qu’il se lance. Ce parrainage, basé sur la confiance et l’entraide, lui permet de payer ses premiers fermages, son matériel et son local de vinification.

À la fin de l'été 2018, il conduit ses premières vendanges. 


« Je tiens à ce que tout le monde puisse se payer un de mes canons. »


Les vignes qu’Elsa et Alexandre cultivent se situent sur le coteau de Montfleury, sur la commune de Mirabel, à 280 mètres d’altitude. Quatre cépages se côtoient sur 2,5 hectares : le Chardonnay d’une quarantaine d’années, le Grenache et le Viognier, voisins sur la crête, et la Syrah de l’autre côté de la colline.

L’endroit est champêtre, les herbes hautes. C'est doux, humble, vivant et apaisant. L'impression d'être dans une petite bulle, en dehors du temps. On se sent bien. 

 

Vignes Grenache

L’agroécologie comme méthode, l’agroforesterie comme inspiration

Elsa et Alexandre font grandir leurs vignes avec une humilité, une sensibilité et une bienveillance palpables.

Leur approche vise à tendre vers un enherbement permanent, par un travail minimal du sol. Les engrais verts (vesce, phacélie…), céréales, légumineuses et autres plantes à fleurs qu'ils sèment créent une vie bénéfique à la santé de leurs sols et conservent leur fraîcheur en les protégeant du soleil. La matière organique apportée les nourrit.

Lorsqu’ils seront propriétaires de leurs vignes, Elsa et Alexandre souhaiteraient planter d’autres types de végétation, intégrer une diversité de faune et de flore pour enrichir et protéger cet écosystème. Ils aimeraient également travailler en polyculture, cultiver des blés anciens (pour faire du pain), des pois chiches, des oléagineux et des arbres fruitiers.


« Les écosystèmes forestiers naturels sont vecteurs d’une biodiversité protectrice, de sols enrichis plutôt que dégradés et d’une vigne saine produisant des raisins de qualité. »


Vigne et écosystème

Du raisin, du raisin, juste du raisin

Aux Lendemains qui chantent, tout est artisanal et manuel. Les vendanges sont faites en caissettes, les pressurages sont manuels et lents dans un petit pressoir à cliquet. 

Les vins fermentent grâce aux levures indigènes, sans aucun ajout d’intrant. L’élevage est ensuite partiellement réalisé en barriques.

Alexandre essaie d’intervenir le moins possible au chai, avec un seul objectif : produire des jus frais et d’une grande buvabilité.